Le bon sens évident, de même que l’enseignement clairement affirmé par la Torah établissent qu’une femme se réalise en tant que maîtresse de maison. C’est le domaine dans lequel elle peut parvenir à des accomplissements immenses et grandioses, pour peu qu’elle le veuille bien.
Il est dit (Kohelet 7.29) : « D.ieu fit l’homme droit, mais ils recherchèrent de nombreux calculs ». En l’époque anormale qui est la nôtre, s’est donc répandue la conception, pourtant ironique, selon laquelle une femme doit rechercher un travail, bien entendu à l’extérieur de la maison.
Que cela soit donc bien clair. S’il y avait différents travaux pouvant être effectués à la maison afin de compléter les rentrées de la famille, cela aurait été bon et judicieux, comme le constate le célèbre passage Echet ‘Haïl (Michlé 31,22). Or, certaines femmes s’entêtent à trouver une activité précisément à l’extérieur du foyer et cette attitude est devenue une pratique fondamentale, une seconde nature, au point de transformer fondamentalement les valeurs, de rendre bizarre une situation naturelle et naturelle une situation bizarre, comme si une femme n’assumait pleinement sa condition humaine qu’en allant à l’encontre de sa nature et de celle du monde. Ce qui vient d’être dit serait également valable pour une femme qui ne devrait s’occuper que d’un ou de deux enfants. Mais, combien plus en est-il ainsi quand on a, D.ieu merci, plus que le nombre ‘minimum’ d’enfants, en particulier quand ils ont un âge qui rendent nécessaire une attention particulière et un amour attentif, de la part de la mère.
Quand on vit dans un endroit où la possibilité de conduire un foyer juif est, par elle-même, un défi, à la différence de ce qui se passait à d’autres époques et sous d’autres conditions, quand on a, en outre, la responsabilité et le grand mérite de renforcer le Judaïsme, de même que la lumière et la chaleur de la ‘Hassidout, il est clair qu’une femme doit mobiliser toutes ses capacités, toute sa créativité, sa concentration et le calme de son esprit pour atteindre cet objectif. Et, il n’est pas de plus grande satisfaction que l’obtention de tels résultats. Il serait donc surprenant qu’après tout cela, il vous reste encore de l’énergie que vous pourriez consacrer à une activité extérieure.
Si vous pensez que cela aura un effet positif sur votre moral, si vous considérez qu’en travaillant à temps partiel, surtout dans le domaine de l’éducation, qui fait, bien entendu, partie des premiers devoirs et du domaine de responsabilité directe d’une femme juive, au sein de son foyer, vous ne rejetterez pas pour autant vos devoirs en tant que maîtresse de maison.
En effet, il ne peut pas y avoir d’opposition entre ces activités, si vous gardez présent à l’esprit qu’un tel travail est uniquement secondaire et complémentaire par rapport à la joie naturelle de la femme juive, comme je le disais plus haut. Tout cela pourrait être largement développé, mais je crois que ces quelques lignes seront suffisantes.
Je vous adresse ma bénédiction.
(Lettre du Rabbi, roi Machia’h 5731-1971,
Kfar ‘Habad 962)