Edit Royal - Dvar Mal'hout
RÉSUMÉ DU DISCOURS
DU RABBI MELEKH HAMACHIA’H
LE 11 CHEVAT ET CHABBAT BECHALA’H,
13 CHEVAT 5752
Le chant qui mène au Chant
Cette année, le 10 Chevat (jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, prince de la génération) tombe un mercredi, ce qui implique certains sujets :
Tout d’abord, le niveau d’élévation que possède le quatrième jour de la semaine, dans lequel « ont été fixés les deux grands luminaires (Berechit 1-16) ». Puis le niveau d’élévation que possède ce Chabbat (que l’on prépare à partir du mercredi), « Chabbat Chira », dans lequel le sujet de « Le’hou Néranéna - Allez, chantons… », l’allégresse et le chant, que l’on retrouve aussi bien au début du psaume que l’on dit le mercredi matin, que dans celui que l’on chante à l’entrée du Chabbat.
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Dans la Parachat Bechala’h, nous trouvons :
1/ Le chant de la mer, qui a été chanté lors de l’ouverture de la mer des joncs, s’achève sur les mots : « Le Saint Temple, Hachem, que Tu as préparé de Tes mains (15.17) », « De Tes deux mains, et quand est-ce qu’il sera construit avec deux mains ? Lorsqu’Hachem règnera pour l’Eternité (15.18) »
2/ A la fin de la Paracha, nous trouvons la guerre contre Amalek, qui se termine sur les mots : « Tu prendra soin d’effacer le souvenir d’Amalek (17.14-16)… Puisque sa main s’attaque au trône de l’Eternel, guerre à Amalek de par l’Eternel, de génération en génération ». Ainsi, le Saint béni soit-Il a juré que son Nom ne sera entier que lorsque sera effacé le nom d’Amalek, comme il est dit (Ps.9-7) : « O l’ennemi ! C’en est fini pour toujours des ruines », c’est Amalek… ce qui est dit par la suite « Mais le Seigneur demeure éternellement, Il a établi Son trône avec justice, Son trône est entier ».
Et dans la Parachat Yitro, comme le rapportent les commentaires de la Hassidout, Yitro, car Yiter, il a rajouté, une Paracha dans la Torah : « Et toi, tu verras (au début de la Parachat Yitro) ». Qui fait allusion au rajout dans la Torah, lors du monde futur (« Une nouvelle Torah sortira de moi ») du niveau de la vision (« tu verras »).
La grandeur du chiffre Onze
« Il ne les laissa pas passer (par le pays des Philistins – Ndt) …et Il les fit retourner par le chemin du désert », « Onze étapes… Le Saint béni soit-Il les a fait passer par le désert pendant 40 années », l’intention divine est de souligner le chiffre « onze », « Tu es Un, mais pas d’un compte », c’est-à-dire au-dessus des dix Sphères (de l’enchaînement des mondes – Ndt) et des dix Commandements, ce qui implique que le dévoilement ne peut s’intégrer profondément que par une marche du peuple Juif dans le désert pendant 40 ans « à 40 ans, se dévoile la compréhension (Avot, fin du chapitre 5) ». Car « l’Eternel a placé en vous, un cœur pour connaître, des yeux pour voir et des oreilles pour entendre (Parachat Tavo, 29) », « Car un homme ne comprend vraiment la profondeur de raisonnement et la sagesse de l’enseignement de son maître qu’après 40 années », c’est alors qu’intervient le dévoilement du onzième niveau, et, de plus, l’on pourra attirer et dévoiler ce niveau sur terre et par son intermédiaire, on pourra accéder à la Terre d’Israël de manière parfaite.
Le « Onze » de pureté contre le « Onze » de l’impureté
A la fin de la Paracha, on raconte la guerre avec Amalek, « Puisque sa main s’attaque au trône de l’Eternel, guerre à Amalek de par l’Eternel », « Le Nom (d’Hachem) n’est pas entier… jusqu’à ce que soit effacé le nom d’Amalek ». Car Amalek est un descendant d’Esaü (Seïr), qui est du onzième niveau des forces impures. Et par l’effacement du nom d’Amalek par D.ieu et par Israël, se dévoile en Israël le onzième niveau de Sainteté. Alors, seulement, le Nom peut-être entier, le Youd-Hé, et le Vav-Hé (de la valeur numérique onze).
On peut alors seulement, se diriger vers le don de la Torah, dans sa perfection, c’est-à-dire, vers « Une nouvelle Torah sortira de Moi ». Ainsi que dans la perfection de l’entrée en Terre Sainte, bonne et large, lors de la délivrance véritable et complète. La Terre des dix nations se rajoutera à la Terre des sept nations (la purification des sept sentiments de Tohou) qui aura lieu lors de la conquête des trois terres, celles du Kini, Knizi et du Kadmoni (la purification de Keter (la Couronne), Ho’hma (la Sagesse) et Bina (l’Intelligence) du monde de Tohou). Jusqu’à ce qu’Erets Israël, la Terre Sainte, se répande dans toutes les terres et le monde entier sera du niveau d’« Erets Israël », la demeure ici-bas pour Lui, qu’Il soit béni. A l’exemple de la demeure dans laquelle se dévoile l’Essence de Celui qui habite cette maison, le dévoilement de l’Essence, « Tu es Un ».
Le Chabbat du Chant
Le nom de ce Chabbat est « Chabbat Chira », le Chabbat du Chant, tous les niveaux reçoivent leur élévation par le chant, comme la Michna l’indique dans le traité Chabbat le souligne : « Tous ceux qui portent un chant (Chir, « Collier » se traduit aussi par « Chant »), sortent par le chant et s’élèvent par le chant ».
Il a déjà été enseigné (Or Hatorah) que toutes les élévations ont lieu grâce au Nom d’Hachem « Mab (de la valeur numérique 42) » du cantique « Ana BeKoa’h » (dans lequel il y a 42 mots). « Comme on peut le constater lors des 42 étapes que connurent les enfants d’Israël dans le désert, qui font allusion au Nom « Mab », qui permet de s’élever d’un niveau à l’autre (Torah Or) ». Ces 42 étapes qui ont permis l’élévation des étincelles de Sainteté dans le « désert des peuples », se retrouvent dans le Chabbat Chira qui comprend en lui les 42 étapes et qui correspondent à tous nos actes et tout notre travail accompli pendant l’exil.
Et grâce à l’achèvement de ce travail de purification qui se reflète dans le Chabbat Chira, nous parviendrons au niveau de « Chir Hadach », un chant nouveau.
Il est écrit dans la Me’hilta (ainsi que dans le Yalkout Chimeoni) : « Il y a dix chansons : la première a été chantée lors de la sortie d’Egypte… la seconde, lors de l’ouverture de la mer, comme il est dit « Ainsi, Moshé chantera… », la sixième a été chantée par Deborah et Barak fils d’Avinoam…la dixième sera chantée dans le monde futur, comme il est dit : « Chantez pour D.ieu un nouveau chant… », toutes les « chansons » sont du genre féminin, de la même façon que la femme enfante, ainsi, ces délivrances ont été suivies d’un nouvel exil, mais la délivrance future ne sera suivie d’aucun exil, c’est pourquoi ce sera un « chant » du genre masculin (Chemot Rabba) ».
La Hilloula se poursuit vers le « Onze » Chevat
Le mois de Chevat est le onzième mois (à partir du mois de Nissan) qui appartient à la délivrance véritable et complète et dans lequel se dévoile le onzième niveau (mentionné plus haut – Ndt), et du mois de Chevat on se dirige vers le mois de Adar qui a donné naissance à la délivrance de Pourim, la délivrance qui exprime « Nous sommes les serviteurs d’Assuérus (Méguila 14.1) », et on a l’habitude de lier une délivrance à une autre, « on relie Pourim à Pessa’h » au mois de Nissan « dans lequel Israël a été sauvé d’Egypte et dans lequel il sera sauvé définitivement, comme il est dit : Comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles (Roch Hachana, 11a) »
Le dixième jour du onzième mois, dans notre génération, est le jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi Yossef Its’hak (appelé aussi le « Rayats » – Ndt), prince de notre génération. En ce jour a lieu une élévation particulière, celle du travail qu’il a accompli pendant toute sa vie (Tanya, Iguereth Kodech Ch.27), vers un niveau beaucoup plus élevé. L’élévation du prince de notre génération, lui-même, et par son intermédiaire, l’élévation de toute la génération car après le dixième jour, vient le onzième jour du onzième mois.
Que pouvons nous faire à la lumière de cet enseignement ?
Nous devons rajouter et compléter tout ce qui concerne le jour de la Hilloula, l’étude de l’enseignement du Rabbi Rayats, suivre la voie qu’il nous a tracé, de répandre la Torah et la Hassidout. Nous devons aussi continuer à participer et organiser des réunions Hassidiques dans la joie et les chants, comme ce Chabbat qui contient et élève tous les jours de la semaine vers la perfection, le Chabbat Chira.
Et plus particulièrement, prier pour la délivrance véritable et complète qui met le point sur le désir profond et la soif d’être délivrés. Actuellement, le sentiment qu’il faut développer est celui de la joie (car elle brise les barrières, non seulement les frontières de l’exil, mais également les limites de la Guéoula qui est un « héritage sans limites », Chabbat 118a) car la délivrance arrive dès a présent de la manière la plus immédiate et concrète. Il nous faut préparer le chant de remerciement à D.ieu car « Il va remplir notre bouche de rire et notre langue d’allégresse ».
Tout ceci nous entraîne vers la perfection du don de la Torah lorsque se dévoilera « Une nouvelle Torah sortira de Moi (Midrach Vayikra Rabba)».